La naissance d’une innovation

Après plusieurs mois de fatigue chronique, Louise Bernard, femme d’affaire accomplie et designer industrielle, reçoit un diagnostic d’apnée du sommeil qui chamboule sa vie. Vivant de nombreux inconforts liés à sa nouvelle thérapie par pression positive continue, elle déploiera toute son ingéniosité et ses compétences afin de créer sa propre solution de confort : le FacembraceMC. Découvrez son histoire et celle de la naissance d’un accessoire de confort innovateur dans le domaine de l’apnée du sommeil.

 

La nécessité est la mère de l’invention
Louise Bernard reçoit un diagnostic d’apnée du sommeil à l’été 2013. Recevoir un tel diagnostic peut être rassurant, en un sens, mais cela peut aussi devenir déstabilisant. Cet été-là, la vie de Louise a été bousculée, comme celle de milliers de personnes avant elle : essais pour trouver le bon masque respiratoire, volonté de réussir à intégrer la routine de soins à son quotidien, questionnements et désagréments, bienfaits significatifs sur le sommeil et la santé et… inconforts! « C’est l’enfer! » se dit-elle. Loin de s’avouer vaincue, elle se tourne vers les accessoires de confort offerts sur le marché, sans grand succès : aucun ne permet d’atténuer à la fois les irritations, le ressenti des petites fuites d’air et les marques laissées par les sangles du masque sur la peau de son visage.

Il n’en faut pas plus pour que la designer industrielle en elle se mette au travail pour concevoir sa propre solution aux inconforts, celle qui lui permettra d’oublier le masque respiratoire qui prend soin de sa santé. Nécessité oblige! Il n’est pas question pour elle d’abandonner la thérapie. S’ensuit un nombre incalculable d’heures à dessiner, à découper, à coudre, à assembler, à lire, à discuter, à tester, à ébaucher et à recommencer, bref, à chercher comment créer ce qui deviendrait un jour le Facembrace.

 

Le petit « miracle »
On raconte que le véritable « miracle » de l’alchimie n’est pas la transformation du plomb en or, grâce à la pierre philosophale, mais plutôt celui qui s’opère en l’alchimiste, qui au bout de tant d’années de pratique minutieuse, rigoureuse et incantatoire, devient lui-même l’objet de la transformation, le trésor, parce qu’il a su engager tout son être dans cette quête méthodique et répétée, où la concentration doit être absolue, ce qui lui permet d’entrer en contact avec son essence et l’âme du monde.

Le petit « miracle » qui s’est produit dans la vie de Louise à ce moment, c’est qu’en travaillant minutieusement à la création d’une solution viable à son problème, elle s’est naturellement alignée sur la motivation profonde qui l’habitait lorsqu’elle a choisi de devenir designer industrielle : déployer toute son ingéniosité et ses compétences afin d’aider les gens et d’améliorer leur vie. Si cette solution était valable pour elle, elle le serait également pour toutes les personnes qui vivent ces problèmes. La suite logique devient alors limpide : créer une entreprise lui donnerait la possibilité de poursuivre le développement de sa solution pour en faire un produit commercialisable et, surtout, de faire œuvre utile en la partageant avec le plus grand nombre de gens qui, comme elle, sont aux prises avec ces inconforts.

L’entrepreneure relève le défi. À partir du moment où l’entreprise est fondée, Louise établit des liens avec les spécialistes du domaine et les gens qu’elle souhaite aider. Les personnes qu’elle croise deviennent tour à tour courant porteur et vent favorable, ou point de référence. Elle communique, s’interroge, écoute et, inévitablement, poursuit sa quête, plus convaincue que jamais d’être sur la bonne voie, car le besoin est réel, et les gens qui pourraient bénéficier de sa solution, nombreux.